Bienfaits thérapeutiques de l’armoise annuelle bio artemisia annua

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QU’EST-CE QUE L’ARMOISE ANNUELLE BIO ?

En médecine naturelle et traditionnelle chinoise, Artemisa Annua ou armoise annuelle bio occupe une place de choix. Cette plante herbacée, à la tige dressée et peu ramifiée, fait partie de la grande famille des Asteraceae, aux côtés de 23 500 autres espèces. L’armoise annuelle est originaire de Chine où elle pousse en abondance dans les zones tempérées chaudes.

Elle s’est ensuite disséminée dans toute l’Europe centrale et méridionale, au Canada et aux États-Unis. L’armoise annuelle bio se plaît aussi bien dans les environnements rocheux, salins, semi-désertiques que boisés.

La Chine, l’Europe de l’Ouest et l’Afrique sont actuellement les principaux producteurs d’armoise annuelle bio . La récolte des feuilles s’effectue juste avant la floraison (en juin, juillet) avant d’être séchées puis réduites en poudre pour un usage en tant que complément alimentaire.

En effet, l’armoise annuelle bio possède d’innombrables utilisations médicinales et curatives. Si elles ne sont diffusées que depuis la redécouverte de la plante en 1970, elles sont reconnues depuis des siècles en médecine traditionnelle chinoise.

Mais quelles sont les origines de l’armoise annuelle bio ?

Le terme botanique « armoise » tire son nom du latin Artemisia faisant référence à Artémis, déesse protectrice des femmes et de l’accouchement, de la nature sauvage et de la Lune dans la mythologie grecque. Et pour cause : l’armoise la «plante féminine» par excellence.

On pensait alors qu’elle était capable de régulariser les cycles menstruels et d’aider les femmes enceintes pendant l’accouchement. Mais, durant cette période, l’armoise annuelle bio était aussi utilisée pour soulager les jambes lourdes et fatiguées des légionnaires romains. Raison pour laquelle elle était couramment plantée le long des chemins…

Enfin, en Chine et dans tout l’Orient, l’armoise annuelle bio était utilisée en moxibustion (un type d’acupuncture sans aiguille à base de chaleur, de plante broyée et séchée) pour apaiser les douleurs et cautériser les lésions.

Aujourd’hui, l’armoise bio n’a rien perdu de ses vertus légendaires et fait l’objet de nombreuses recherches médicales. Sa substance active, l’artémisinine, a d’ailleurs beaucoup intéressé les scientifiques en raison de son action efficace dans le traitement du paludisme.

Découvrez ci-dessous les principales indications de l’armoise annuelle bio dont la première utilisation en médecine traditionnelle chinoise remonte à plus de 2000 ans…

ARMOISE BIO PROPRIETES MEDICINALES

, Depuis les années 1995, le spectre d’actions d’Artemisia annua, et des autres armoises, ne fait que s’élargir.
Outre son action antimalarique, elle est efficace sur d’autres parasitoses tropicales ; elle est immunosuppressive dans des maladies auto-immunes, anti-inflammatoire dans le domaine rhumatologique, et possède des propriétés anticancéreuses (ALESAEIDI, 2016).
Par ailleurs, on est en train de découvrir ses remarquables propriétés anti-virales notamment sur le HIV (SIDA) et peut-être anti-tuberculeuses.

1°) dans les BILHARZIOSES

Quelques observations, des essais in vitro avaient orienté les recherches vers une action potentielle de l’Armoise chinoise et de l’Armoise africaine, non seulement dans le paludisme, mais aussi dans la bilharziose, encore appelée schistosomiase. Celle-ci est due à une contamination, transmise par l’eau, par des vers plats hématophages (famille des plathelminthes). Les oeufs infestent la muqueuse intestinale, formant des granulomes, et colonisent également le foie et les voies urinaires. La Bilharziose intestinale est la 2° parasitose endémique africaine après le paludisme.
En 1996, en Chine, les premiers traitements furent prometteurs avec les premiers dérivés d’Artémisinine. Puis des essais avec des médicaments à l’Artémisinine-combinée confirmèrent l’efficacité et la bonne tolérance sur Schistosomia haematobium.
Des traitements furent même entrepris en associant le Praziquantel (un anti-schistosome utilisé depuis les années 1980) avec de l’Artémether ou de l’Artésunate avec des taux de guérison respectifs de 84% et 96% (LIU R, 2011).
Les Artemisia s’annonçaient donc particulièrement indiquées chez des enfants doublement atteints par le paludisme et la Bilharziose intestinale (UTZINGER, 2007) (Pierre LUTGEN, 2015).

Une étude clinique randomisée, en double-aveugle, vient d’être menée en République Démocratique du Congo sur 800 patients atteints de Bilharziose intestinale, avec la plante elle-même (A. annua et A. afra). Les 800 patients avaient, à l’examen microscopique des selles, plus de 700 oeufs de schistosoma mansoni par échantillon.
Les patients traités ont été répartis en 3 lots :
. 400 patients traités par le médicament chimique de référence : Praziquantel selon le protocole classique recommandé : pour Schistosoma mansoni : une dose unique de 40mg/kg ou 2 doses de 20mg/kg en 24H.
. 200 patients traités par Artemisia annua
. 200 patients traités par Artemisia afra
les deux derniers lots, sous phytothérapie, prenaient 1 Litre/jour d’infusion, en 3 doses équivalentes quotidiennes, pendant 7 jours.
Le suivi thérapeutique était fait sur 28 jours.
In fine, 780 patients furent retenus ; les résultats montrèrent :
dans le lot traité par Praziquantel : tous les oeufs n’étaient plus détectables à partir de J21. puis le contrôle à 2 mois notait une éradication chez 71% des malades.
dans les 2 lots traités par Artemisia annua et afra : les oeufs n’étaient plus détectés à partir de J14. Après 2 mois, l’éradication des oeufs était maintenue chez 97% des malades.
Dans les 3 groupes, ceux qui présentaient du mélaena au départ n’en avaient plus à J28, et leur taux d’éosinophiles a diminué d’environ 27%.
Il a été noté également dans tous les groupes une augmentation du taux d’hémoglobine et de l’hématocrite entre J0 et J28.
Sous Praziquantel, les effets secondaires furent des vomissements chez 26,5% des patients, des douleurs abdominales dans 18,5% des cas, et des céphalées dans 15,5% des cas.
Le traitement par Armoises bio n’entraina pas d’effets secondaires notables.
La conclusion de l’étude fut que ces deux variétés d’Armoises bio (chinoise et africaine) sont un traitement efficace de la Bilharziose intestinale, plus rapide que le médicament de référence Praziquantel, et mieux supporté (MUNYANGI, 2018).

 2°) dans les TRYPANOSOMIASES

Les Trypanosomiases sont des maladies parasitaires tropicales dues à des protozoaires. Deux grandes formes de cette parasitose existent :
l’une en Amérique du Sud : la Maladie de Chagas, due à Trypanosoma cruzi
et l’autre sévit en Afrique : la Maladie du Sommeil, due à Trypanosoma gambiense.
Cette dernière est la plus grave, car la maladie évolue en deux phases : la première hématolymphatique ; suivie d’une deuxième phase neurologique où le protozoaire passe la barrière hémato-méningée pour créer une encéphalite avec léthargie dont l’évolution est constamment fatale.
Les seuls traitements dont on disposait furent les mêmes pendant un demi-siècle depuis le milieu du XX° siècle jusqu’au début du XXI° siècle où ils étaient encore utilisés jusque dans les années 2001-2003 malgré une grave toxicité, faute d’alternative !
En phase 1 : les 2 médicaments de référence étaient jusqu’à présent :
. La Pentamidine, un trypanicide injectable disponible depuis 1942 ! Il est malheureusement toxique, et grevé d’effets secondaires (vomissements, douleurs abdominales, insuffisance hépato-rénale, vertiges, hypotension, tachycardie, fièvre, rash allergique…)
. et la Suramine, utilisée depuis 1920 jusque dans les années 2000, malgré une toxicité notable également.
En phase 2 : les médecins tropicaux n’ont dispos pendant longtemps que du seul Melarsoprol, un dérivé d’arsenic très toxique, qui diffuse dans le cerveau pour éradiquer les trypanosomes, mais très toxique également pour les organes ; dont les injections étaient si douloureuses qu’elles nécessitaient une anesthésie, et occasionnaient souvent une nécrose tissulaire ! Ce traitement était grevé d’une mortalité d’environ 6% à 10% par encéphalopathie. En outre, des résistances apparurent au traitement. Il fut remplacé, quand cela a été possible, et le produit disponible, par :
. l’Eflornithine, mais d’administration difficile sur le terrain
. et le Nifurtimox, utilisé dans la Maladie de Chagas, qui n’était autorisé dans la phase neuronale de la trypanosomiase africaine qu’en cas de résistance au Melarsoprol, pour un « traitement compassionnel » (BOUTEILLE, 2003).
Puis, c’est une Thérapie Combinant l’Eflornithine et le Nifurtimox (NECT) qui amena un progrès thérapeutique. Un essai clinique multicentrique, randomisé, de phase III, fut mené en 2006-2007 par les équipes médicales de Médecins sans Frontières dans leurs centres en RDC (Congo), sur 287 patients répartis en deux lots de 144 et 143 patients, et suivis pendant 18 mois. Le résultat était jugé sur la guérison clinique et sur la disparition de la parasitémie au terme des 18 mois de l’étude. Les résultats des traitements dans le Groupe 1 traité par Eflornithine seule (en IV pendant 14j) étaient de 91,6% de guérison ; et le traitement combiné (NECT) (par Eflornithine pendant 7 jours et Nifurtimox pendant 10 jours) atteignait 96,5% de guérison (PRIOTTO, 2007) et (PRIOTTO, 2009).

Suite à ces résultats, une « cohorte » sur 684 patients en phase neuronale, dont 120 enfants, fut menée par Médecins sans Frontières en 2010-2011 dans les hôpitaux de Doruma et de Dingila en RDC (Congo), selon les critères méthodologiques de l’OMS, dans le but d’une pharmacovigilance. L’efficacité fut confirmée, ainsi qu’une tolérance acceptable. En effet si 86% patients ont eu au mois un effet secondaire, les effets secondaires classés comme « légers » furent de 37,9% ; les « modérés » dans 54,7% des cas ; quant aux effets adverses graves, ils étaient représentés par la survenue de vomissements, vertiges, céphalées, convulsions obligeant à suspendre temporairement le traitement. Le taux de mortalité fut jugé bas (0,15%) (ALIROL, 2013)…

Tout récemment, un nouveau traitement par Fexinidazole, un imidazolé actif sur Trypanosoma brucei gambiense par voie orale, a fait l’objet d’un essai clinique randomisé de phase II/III en RDC (Congo) chez 394 patients au stade tardif (neuronal) de la maladie ; selon un protocole de 264 patients sous Fexinidazole : 1800mg de J1 à J5, puis de 1200mg de J6 à J10. versus un groupe de 130 patients traités conventionnellement par traitement combiné Nifurtimox oral x 10j.:Eflornithine iv. x7j. Le pourcentage d’effets secondaires était équivalent dans les deux groupes : 81% dans le groupe Fexinidazole, versus 79% dans le groupe N/E (MESU et al., 2018).

C’est dans ce contexte que les Armoises bio entrèrent en scène dans ce domaine. Déjà, dans les premières années du XXI° siècle, l’Artémisinine et ses dérivés avaient fait l’objet de recherches systématiques sur les parasitoses tropicales. Ainsi, les composés d’Artémisinine inhibent, in vitro, la croissance des trypanosomes cruzi et brucei rhodesiense à des concentrations faibles, en altérant la pompe à Calcium de la membrane du protozoaire (MISHINA, 2007).
Les composés volatiles de quatre espèces d’Armoises bio Ethiopiennes : Artemisia annua, A. afra, A. abyssinica, et A. absinthium manifestent une action antitrypanosomale, in vitro. La plus puissante est l’Artemisia abyssinica, avec une IC50 à 9,13 μg/ml. L’Artémisinine purifiée, extraite d’A. annua, est également active, mais avec une IC50 de seulement 35,9 μg/ml (NIBRET, 2010).
Ultérieurement, les chercheurs démontrent que si Artemisia annua et son principal principe actif, l’Artémisinine, sont bien efficaces sur les trypanosomiases, d’autres Armoises A. absinthium, A. abyssinica, A. afra, A. douglasia, A. elegantissima, A. maciverae, A. mexicana, et A. roxburghiana, inhibent le développement de plusieurs trypanosomes : brucei, cruzi, et congolense.
Les dérivés d’Artémisine (artémether et artésunate) sont aussi actifs (NASS, 2018).
Il faut faire la remarque que certaines Armoises citées, comme A. afra, ne contiennent pas d’Artémisinine. D’autres composés sont donc responsables de cette activité.
Dans la Maladie de Chagas, due à trypanosoma cruzi, deux médicaments étaient jusqu’à présent utilisés : le Benznidazole et le Nifurtimox ; mais leur efficacité est incomplète, et leur toxicité problématique. Or, l’infusion d’Artemisia annua, étudiée sur 7 jours, inhibe la croissance des trypanosoma cruzi qui se déforment sous l’effet du traitement, perdent leur mobilité et leurs flagelles. Les concentrations efficaces sont 2% et 3% (BERRIZBEITA DE MORGADO, 2017).

 3°) dans les MALADIES VIRALES

Les chercheurs ont découvert que l’Artémisinine et ses dérivés, notamment l’Artésunate, étaient actifs sur plusieurs viroses : le cytomégalovirus (CMV), les Herpès-virus (HPV), le virus d’EPSTEIN-BARR (EBV) responsable de la Mononucléose infectieuse (MNI), les virus hépatotropes comme les virus des hépatites B et C (HBV et HCV) (EFFERTH, 2008)… auxquels il est probable de pouvoir rajouter le Virus de l’Immunodéficience humaine (HIV) responsable du SIDA, en cours d’investigation.

=> Sur le Cytomégalovirus (CMV), l’Artésunate, testé pour la première fois chez un patient ayant reçu une transplantation de cellules souches, et infecté par le CMV, s’est montré efficace (SHAPIRA, 2008)

=> Sur les Herpes-virus (HV) : l’Artésunate a aussi un effet à large spectre sur les différentes souches herpétiques.
Mais, comparée à d’autres Armoises, l’Artemisia annua est la plus puissamment efficace sur l’Herpes virus simplex 1 (HVS1) ; à des concentrations faibles < 25 μg/ml et même jusqu’à 6,25 et 3,125 μg/ml elle agit encore mieux que l’Acyclovir (KHAJEH KARAMODDINI, 2011).

=> Sur le virus de l’Hépatite B (HBV) : malgré une vaccination anti-hépatite B efficace, et un traitement associant l’Interféron et la Lamivudine, trop de patients dans le monde restent encore non ou mal-traités ; et les traitements n’éradiquent pas complètement le virus réfugié dans les hépatocytes.
L’Artésunate inhibe le relargage de l’ADN du HBV, à une IC50 très basse (0,5 μM) et est antiviral sur le HBV à une IC50 autour de 10 μM. de plus, il a un effet synergique avec la Lamivudine (EFFERTH, 2008).

=> Sur le virus de l’Hépatite C (HCV) : le problème réside en l’absence de vaccination efficace ; le traitement actuel associant l’Interféron-pegylaté et la Ribavirine n’éradique le virus que dans un cas sur deux environ.
l’Artésunate aurait une action synergique avec d’autres traitements.

=> Une des plus récentes découvertes, la plus prometteuse avec celle de son efficacité antipaludéenne, est l’action de la plante Artemisia annua sur le virus de l’Immunodéficience humaine (HIV) responsable du SIDA. Des observations éparses faisaient état en Afrique d’une possible action de la plante dans cette maladie qui décime aussi le continent africain. Une équipe de chercheurs a trouvé que l’infusion d’Artemisia annua est hautement active sur le VIH, à une concentration faible : IC50 à 2,0 μg/ml.
Mais la découverte ne s’arrête pas là. En effet, l’autre Artemisia afra, qui est indigène en Afrique, et qui ne contient pas d’Artémisinine, est active aussi sur le VIH à un niveau similaire. Cela signifie que l’Artémisinine n’est pas « la » substance active sur ce virus ; d’autres composants probablement synergiques sont responsable de cette action.
Par ailleurs, même à fortes concentrations, l’Armoise annuelle bio n’a pas provoqué de phénomène de toxicité cellulaire (LUBBE, 2012).
Ce qui est incroyable : Sur le continent où le SIDA a émergé, et à partir duquel il a diffusé, le remède se trouvait sur place ! D’autres études, en laboratoire, puis surtout en clinique humaine, vont s’avérer indispensables avant que puissent être lancés des programmes thérapeutiques de grande envergure.

 4°) dans la TOXOPLASMOSE

La Toxoplasmose est une infection par un parasite intracellulaire, Toxoplasma gondii, dont le cycle -comme celui du paludisme- est très compliqué. Le principal réservoir est chez les félidés, les hôtes intermédiaires sont les mammifères et les rongeurs. La transmission la plus habituelle se fait par contact avec les chats dont le pelage qu’il lèchent héberge des kystes renfermant des sporozoïtes. Ceux-ci sont ingérés et se transforment en tachyzoïtes qui peuvent infester les tissus. Les risques majeurs sont la transmission au foetus par une femme enceinte contaminée, l’atteinte oculaire possible, et en cas d’immunodéficience la toxoplasmose cérébrale.
In vitro, les dérivés de l’Artémisinine inhibent le développement du toxoplasme à certains stades de son cycle. Le plus puissant est le Méthyl-Ether-Qinghaosu (ou Artémether) au moins dix fois plus efficace que l’Artémisinine (KE O.Y, 1990).
Cette propriété antiparasitaire a été confirmée depuis. Plusieurs dérivés synthétiques ont été testés et jugés efficaces sur Toxoplasma gondii à plusieurs de ses stades, dans la perspective de nouveaux médicaments (D’ANGELO, 2009).
L’infusion d’Artemisia annua, in vitro sur des fibroblastes humains infectés par Toxoplasma gondii, et in vivo, contrôle l’infection en agissant directement sur les tachyzoïtes (DE OLIVEIRA, 2009).

 5°) dans les VERMINOSES (NEMATODES, HELMINTHES, TREMATODES)

En anglais les Armoises bio s’appellent populairement « Wormwood » ou « Wormwort » parce qu’elles étaient connues pour « chasser les vers ».
Ainsi l’Armoise bio commune (Artemisia vulgaris), l’Aurone (Artemisia abrotanum) et le Semen Contra (Artemisia cina) étaient -elles réputées pour éliminer les vers rond (Nématodes), comme les Oxyures et les Ascaris.
Parmi ces Armoises bio connues traditionnellement comme « vermifuges  », l’AURONE (Artemisia abrotanum) a été utilisée aussi pour expulser le « Ver solitaire  » ou Taenia. Le Taenia saginata s’attrape en ingérant de la viande de boeuf insuffisamment cuite. Le ver plat (un plathelminthe) est segmenté ; et peut mesurer plusieurs mètres. Il se fixe dans l’intestin au niveau de la muqueuse jéjuno-iléale. Le diagnostic est fait par l’observation d’émission d’anneaux dans les selles.
Artemisia annua a une activité contre certains nématodes (vers ronds), comme les nématodes phytopathogènes qui s’attaquent aux plantes : par exemple les Nématodes cécidogènes de la tomate et de la pomme de terre. Cette propriété est intéressante car elle permettrait des traitements à base d’Armoise annuelle bio en agroécologie (D’ADDABBO, 2017).
Deux variétés d’Armoises bio indigènes Artemisia parviflora et Artemisia sieversiana sont utilisées par les populations au Pakistan pour traiter leurs troupeaux de moutons et de chèvres parasités par une Helminthiase à Haemonchus contortus. Ce ver s’accroche à la muqueuse digestive des animaux et occasionne des anémies. La réduction des larves et des formes adultes mobiles sous traitement par extrait d’Armoise atteint 73,6% sous A. parviflora et 77,0% sous A. sieversiana (IRUM, 2017).
L’Armoise annuelle bio (Artemisia annua) et l’Armoise absinthe (Artemisia absinthium), utilisées en extraits alcooliques, tuent en 24 H. Shistosoma mansoni (un agent de la Bilharziose africaine cf. §1°) supra), mais aussi Fasciola hepatica (un trématode, agent de la Douve du foie) ; à des concentrations entre 20 μg/ml et 0,2 mg/ml ; ce qui confirme l’action anthelminthique des Armoises (FERREIRA, 2011).

 6°) dans la MALADIE de LYME

Quelques rares études indiquent que l’Artemisia annua et son Artémisinine agiraient dans la Maladie de Lyme (HCSP, 2013).
Cette maladie est due à une bactérie Borrelia burgdorferi transmise à l’homme par les tiques. Elle pose actuellement de gros problèmes de santé du fait de son extension, des difficultés diagnostiques, et des difficultés thérapeutiques. Car il existe un polymorphisme clinique : asthénie, douleurs musculaires, « rhumatismes », troubles neurologiques variés conduisant à des paralysies simulant une sclérose en plaque… Aussi, les diagnostics sont-ils souvent retardés. Les examens biologiques (sérologie et Western-Blott) n’ont qu’une sensibilité relative (environ 60%-70%), laissant des patients non-diagnostiqués. Enfin les Borrelia ont tendances à s’enkyster dans les tissus sous des « formes rondes » ou « formes kystiques », en particulier après antibiothérapie à l’Amoxicilline. Ainsi, les formes kystiques résiduelles sont-elles de 46% après Amoxicilline, 42% après Doxycycline, 34% après Cefuroxime, et 47% après Azithromycine (pour ne citer que les plus fréquemment prescrits en première intention parmi 23 produits anti-infectieux utilisés). Or, l’Artémisinine a une action sur les Borrelia. Testée, elle fait partie des 3 meilleurs anti-infectieux : les formes résiduelles n’étant plus que de 24% après Artémisinine, 28% après Ciprofloxacine, et 19% après la Daptomycine. L’Artémisinine a l’avantage de très bien diffuser dans les tissus, notamment en intracérébral. Elle est pressentie pouvoir être utilisée, en association avec d’autres antibiotiques, dans les formes neurologiques de Maladie de Lyme (dites « Neuro-Lyme »).
Ainsi, in vitro, parmi les deux meilleures triples-combinaisons, il y a Artémisinine-Céfopérasone-Doxycycline (FENG, 2016).

 7°) dans la TUBERCULOSE

En Afrique du Sud, les populations avaient pour usage de réaliser des inhalations et des nébulisations avec des feuilles d’Artemisia afra pour traiter leur tuberculose pulmonaire. L’hypothèse est que la Lutéoline, un flavonoïde contenu en grande quantité dans la plante, a un effet antibacillaire (LUTGEN P, 2016).
Jusqu’à présent, l’Artemisia annua n’avait pas retenu d’attention particulière dans ce domaine, jusqu’à une récente étude qui jette une lumière nouvelle : l’Artésunate a une action sélective sur Mycobacterium tuberculosis (MT), l’agent de la Tuberculose humaine, appelé encore Bacille de Koch (BK). Il inhibe fortement la croissance du bacille, avec un pouvoir supérieur à celui de l’Artémisinine avec laquelle il a été comparé. In vitro, leur CMI (concentration minimale inhibitrice) est de 75 μg/ml. Dans un autre test, l’incubation sous Artésunate à une concentration de 150 μg/ml entraine une inhibition pendant 14 jours, et à une concentration de 300 μg/ml une inhibition durable pendant 21 jours !
In vivo chez des rats contaminés par le MT, une administration orale quotidienne d’Artésunate à la posologie de 3,5mg/kg pendant 4 semaines montre un résultat effectif, sans effets secondaires (CHOI, 2017).
Cette découverte, à confirmer par des études complémentaires, ouvre un espoir sur un traitement complémentaire ou alternatif de la tuberculose. Celle-ci est actuellement une des maladies les plus répandues dans le monde, lourde en termes de morbidité et de mortalité. L’émergence de multi-résistances aux médicaments rend de plus en plus les traitements aléatoires. Un haut degré de co-infection avec le VIH (Virus de l’Immuno-déficience Humaine, ou SIDA) en Afrique rend la situation sanitaire dramatique sur ce continent.
Alors, si l’ARTEMISIA ANNUA, grâce à son principal composant l’Artémisinine ou à ses dérivés, est confirmée efficace sur la MALARIA, le SIDA, et la TUBERCULOSE, pathologies auxquelles de nombreuses personnes sont co-infectées, l’espoir est-il raisonnable de mettre au point une NOUVELLE THERAPIE qui fasse d’une pierre trois coups ?

 8°) dans l’Ulcère de BURULI :

Etant donné l’action d’Artemisia annua et afra sur mycobacterium tuberculosis, l’agent de la tuberculose pulmonaire, l’idée fut de tester ces Armoises bio sur l’Ulcère de Buruli, une mycobactériose cutanée proche de la Lèpre, due à Mycobacterium ulcerans. Cette maladie infectieuse sévit en zones tropicales humides, principalement en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest, mais aussi en Australie. La contamination se fait en milieu aquatique et autour des points d’eau, suite de piqures par une punaise d’eau qui est le vecteur de la maladie. Cela explique que la plupart des infestations concernent des enfants et des femmes (dont c’est la tâche d’aller au puits), au niveau des membres inférieurs, parfois aussi au niveau des bras, plus rarement au visage. La 1° phase de la maladie est nodulaire, marquée par des nodules ou des indurations localisées, auxquels succède la 2° phase marquée par un oedème du membre atteint ; enfin la 3° phase est ulcéreuse. Celle-ci résulte du fait que Mycobacterium ulcerans sécrète une toxine, la Mycolactone, qui attaque les tissus et crée des ulcérations de plus en plus creusantes, délabrant les tendons ; puis lorsque l’os est atteint, l’infection détruit le tissu osseux, créant des foyers d’ostéite. La guérison, lorsqu’elle survient après de longs mois, laisse des mauvaises cicatrices indurées, et des séquelles invalidantes au niveau des tendons et des articulations. Beaucoup d’enfants restent handicapés, malgré la chirurgie réparatrice (AUBRY et GAÜZERE, 2018).
Le premier traitement existant depuis 2005 fut l’association de deux antibiotiques antituberculeux : la Rifampicine et la Streptomycine (celle-ci en injections) avec les limitations du fait que la Streptomycine est contrindiquée chez la femme enceinte, et qu’elle a été responsable de surdité séquellaire chez l’enfant.
Un progrès survint à partir de 2010 par la mise au point, au cours d’un essai clinique au Bénin, du premier traitement entièrement oral associant la Rifampicine et la Clarithromycine ; réalisé pendant 8 semaines, avec un suivi de 12 mois, sans rechutes (CHAUTY, ARDAN, MARSOLLIER et al, 2011).
C’est sur la lancée des découvertes de l’efficacité des Armoises annua bio et afra sur le Paludisme, la Bilharziose, et la Tuberculose pulmonaire et des essais cliniques menés à partir des années 2015, que l’idée vint d’en tester l’action potentielle sur cette mycobactériose.
Le premier essai clinique mené sous la coordination de la même équipe médicale du Dr MUNYANGI en RDC (Congo) consista à administrer par voie orale une tisane d’Artemisia afra pendant 14 jours, doublée d’applications locales sur l’ulcère avec une crème préparée avec un extrait de la même plante pendant 28 jours. Sur les 21 jeunes patients retenus comme ayant reçu le traitement complet, 100 % ont été guéris : le contrôle par la recherche sous microscope de la mycobactérie selon la technique de coloration de Ziehl-Neelsen s’est avéré négatif.
Les complications (limitations fonctionnelles) ont été moindres, et aucune chirurgie n’a été nécessaire (Pierre LUTGEN, 2017).
L’espoir renaît de parvenir à traiter plus facilement, avec une simple tisane et un topique, tous les patients atteints de cet ulcère mutilant, et surtout les enfants, sans injection et sans chirurgie, jusque dans les villages les plus reculés.

 9°) dans les CANCERS

Est-ce un hasard si, à la charnière entre le 2° et le 3° Millénaire, on découvre que l’Armoise annuelle bio , et possiblement d’autres Armoises, possèdent des propriétés anticancéreuses.
Ainsi, la Dihydroartémisinine a, in vitro, une cytotoxicité sur les cellules d’un cancer du sein radio-résistant, qui est exacerbée en présence d’ion ferreux. Ces cellules cancéreuses préalablement incubée en présence d’Holotransferrine deviennent beaucoup plus sensibles à l’action des dérivés d’Artémisinine (SINGH, 2001).
Cette Dihydroartémisinine entrave aussi la prolifération de cellules leucémiques lymphoblastoïdes humaines (Molt 4), chez qui elle induisent l’apoptose, c’est-à-dire la mort cellulaire. Celle-ci est encore accentuée, si les cellules ont été enrichies en Holotransferrine (SINGH, 2004).
En fait, il a été découvert que l’Artémisinine et ses dérivés comportent un « pont endoperoxyde » qui est activé par le fer de l’hème du Plasmodium falciparum. D’une façon similaire, l’Artémisinine et ses dérivés vont cibler d’avantage les cellules cancéreuses dont beaucoup possèdent en surnombre des récepteurs à la transferrine à leur surface et une charge en ion ferreux plus importante (NAKASE, 2008).

La même expérience a été reproduite quelques années plus tard : l’Artémisinine inhibe la croissance et la viabilité de cellules cancéreuses, cette fois d’hépatocarcinome, et favorise leur apoptose ; action potentialisée par la combinaison à l’Holotransferrine (DENG, 2013).

En 2009, des chercheurs napolitains montraient que l’Artémisinine, in vitro, inhibe la croissance de plusieurs lignées cellulaires de mélanome, et leur viabilité ; mais surtout elle entrave leur capacité migratoire, en réduisant la métalloprotéine matricielle 2 (MMP 2) qui est une enzyme protéase impliquée dans le processus métastatique et dans l’angiogénèse (celle-ci est la capacité d’une tumeur à susciter la formation de néo-vaisseaux lors de sa progression tumorale) (BUOMMINO, 2009).

Plusieurs équipes de chercheurs chinois continuent d’étudier les propriétés pharmacologiques des plantes médicinales traditionnellement utilisées dans leur Pharmacopée, et en particulier leur « Armoise chinoise » (Artemisia annua).
Dans les années 2013-2015, ces chercheurs découvrirent qu’un extrait d’Artemisia annua contenant de la Dihydroartémisinine, in vivo chez la souris, inhibe la croissance de l’Ostéosarcome, une tumeur cancéreuse osseuse de mauvais pronostic. Il induit aussi l’apoptose des cellules cancéreuses, et freine l’aptitude de ces cellules à métastaser. Le mécanisme serait une inhibition de la Wnt/β-Caténine (LIU Y, 2013).
Ces mêmes propriétés anti-sarcomateuses ont été vérifiées sur des cultures cellulaires (TANG, 2015).

L’Artémisinine, la Dihydroartémisinine, et l’Artésunate ont, in vitro, une action anticancéreuse sur les cellules de cancer du poumon. Elles inhibent la prolifération et arrêtent le cycle cellulaire en phase G1 ; mais également elles inhibent la migration, l’invasion, et la transition épithélio-mésenchymateuse qui sont les étapes du processus métastatique (TONG, 2016).

Les Polyphénols d’une variété coréenne d’Artemisia annua inhibent aussi, in vitro, les cellules d’un cancer du sein hautement métastatique ; en empêchant leur adhésion à l’endothélium et la transition épithélio-mésenchymateuse (effraction tissulaire). Par ses polyphénols, l’Armoise annuelle bio  entraverait le processus métastatique (KO, 2016).

La Dihydroartémisinine et l’Artésunate, in vitro, et in vivo en clinique humaine, exercent une synergie avec la Cytarabine, qui est un antinéoplasique utilisé dans la Leucémie myéloïde aiguë. Cependant l’administration pluriquotidienne d’Artésunate associée à la Cytarabine n’est pas bien tolérée. Il y a une amélioration initiale, mais la survie reste la même (DRENBERG, 2016).

L’Artémisinine inhibe la prolifération du glioblastome : à la fois in vitro sur culture cellulaire de glioblastome (C6) et in vivo chez l’animal. En effet, on savait que l’Artémisinine (et la Dihydroartémisinine) passe la barrière méningée, puisqu’elle guérit le neuropaludisme. Chez le rat chez qui un glioblastome (C6) a été greffé dans le cortex cérébral, l’administration intrapéritonéale d’Artémisinine à la posologie de 10mg/kg pendant 10 jours bloque la croissance tumorale. Sont mis en évidence à la fois une action pro-apoptotique passant par une activation de la Capsase-3 (une protéase qui est une enzyme-clé dans le clivage de plusieurs protéines impliquées dans le fonctionnement cellulaire) ; et en augmentant le « bax », une substance qui semble diminuer l’expression du bcl-2 (Le bcl-2 est un bloqueur de mort cellulaire programmé, dont la sur-expression est la cause de la perte du phénomène d’apoptose propre à la plupart des cellules tumorales). La diminution de l’expression du bcl-2 sous Artémisinine indiquerait qu’elle peut restaurer la capacité de mort cellulaire (CHEN, 2018).

Chez d’autres Armoises sont trouvées des propriétés anti-cancéreuses semblables. Ainsi, l’Arsantine, une lactone sesquiterpénique d’Artemisia santolina induit une différentiation cellulaire de la leucémie aiguë promyélocytaire humaine en granulocytes ; elle potentialise l’Acide Tout-trans-rétinoïque (ATRA) indiqué dans la même leucémie (KWEON, 2015).

L’Huile Essentielle d’Artemisia herba alba, l’Armoise bio Herbe blanche (qui pousse dans des steppes Moyen-Orientales et Iraniennes, en Espagne et au Maghreb), possède des propriétés cytotoxiques sur plusieurs types de cellules cancéreuses (TILAOUI, 2015).

 

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Acheter de l’armoise annuelle artemisia annua sur la boutique en ligne Biologiquement.com

EMPLOI MEDICINAL ET POSOLOGIES

La diversité des indications de ces deux Armoises, et le fait que ces indications sont en cours de validation et d’expérimentations, n’autorise pas à indiquer de posologie certaine, et sûrement uniforme !
Nous ne livrons ces protocoles thérapeutiques qu’à titre indicatif : tout traitement ne doit être fait que sur prescription médicale et sous surveillance médicale.
L’INFUSION est la forme la plus populairement administrable en Afrique profonde dans le traitement du Paludisme : à la posologie d’attaque de 5g de feuilles séchées par Litre d’eau ; porter à ébullition, laisser infuser 15 minutes, filtrer ; à boire ce litre préparé en 3 prises par jour, pendant 7 jours. La posologie chez l’enfant de moins de 5 ans (ou <15kg) est de moitié (même solution, mais ne donner qu’un demi-litre/24H)
Des schémas d’éradication du paludisme en Afrique, particulièrement chez les enfants, sont expérimentés avec 3 infusions hebdomadaires.
Les chercheurs impliqués par la thérapie antimalarique par les Armoises annuelle bio et africaine prônent actuellement que soient conditionnés des comprimés ou des gélules titrées, et régulièrement contrôlées.
Dans d’autres parasitoses tropicales, le traitement peut être de 10 jours.

Un protocole proposé par des Herboristes dans la Maladie de Lyme est à l’étude, en cures de 3 semaines (toujours en association à 3 semaines d’Antibiothérapie) puis associé ou alterné à des cures d’Aromathérapie (Huiles Essentielles, notamment d’ORIGAN COMPACT…)

UTILISATION ET POSOLOGIE DE L’ARMOISE ANNUELLE BIO ARTEMISIA ANNUA

L’armoise bio est disponible sous forme de feuilles, sous forme de teinture ou encore sous forme de capsules.
Bien que très amer, l’infusion d’armoise bio est excellente pour améliorer la digestion, car ses substances amères stimulent les sécrétions de l’estomac. En cas de problèmes digestifs récurrents, il est conseillé de boire ces infusions 3 fois par jour.

Prendre 1 à 3 gélules par jour, le matin l’estomac vide avec un verre d’eau.
Une cure de 2 à 3 mois est un minimum pour en voir les effets.

Paludisme :

Pour prévenir le paludisme, la prise des gélules commence une semaine avant le voyage.

Continuez la prise pendant le voyage.

Au retour, si aucune fièvre n’est apparue après 15 jours, vous pouvez arrêter le traitement.

Si vous avez de la fièvre ou d’autres signes de paludisme, allez voir votre médecin mais n’arrêtez pas le traitement.
Posologie : 2 x 2 gélules par jour, matin et midi.

L'armoise artemisia annua bio une plante médicinale anti cancer naturel puissant
L’armoise artemisia annua bio une plante médicinale anti cancer naturel puissant

CONTRE-INDICATIONS ET EFFETS SECONDAIRES ARMOISE BIO

L’armoise bio est sans danger réel à condition de respecter les doses prescrites, cela vaut pour les produits qui sont exempts de thuyone. Les produits à base d’armoise bio contenant thuyone (comme l’absinthe) sont dangereux quand il sont pris en grande quantité ou sur une longue période de temps.
La thuyone peut provoquer des convulsions, une dégradation musculaire (rhabdomyolyse), une insuffisance rénale, une agitation, des troubles du sommeil, des cauchemars, des vomissements, des crampes d’estomac, des étourdissements, des tremblements, une grande soif, une paralysie et même la mort.
Les femmes en pleine grossesse ou allaitement ne doivent pas consommer ces produits.
Par ailleurs, l’armoise bio peut provoquer une réaction allergique chez les personnes qui sont sensibles aux plantes de la famille des Astéracées.
En outre, une maladie du sang héréditaire assez rare appelée porphyrie peut s’aggraver en cas de prise d’Armoise bio , alors renseignez vous bien auprès de votre médecin en cas de doute.

EFFETS INDÉSIRABLES

Les effets indésirables les plus fréquemment notés sont les allergies de contact provoquées par les lactones sesquiterpéniques contenus dans la plante et les pollens dans ses fleurs.

Le non-respect des doses prescrites peut également causer des irritations gastriques et intestinales, voire une intoxication.

INTERACTIONS AVEC DES PLANTES MÉDICINALES OU DES COMPLÉMENTS

Pas d’interaction connue.

INTERACTIONS AVEC DES MÉDICAMENTS

Les médications naturelles à l’action diurétique telles que l’armoise annuelle bio artemisia annua sont incompatibles avec les anti-inflammatoires.

11 Replies to “Bienfaits thérapeutiques de l’armoise annuelle bio artemisia annua”

  1. L’armoise annuelle, le meilleur anti cancer naturel du monde et il est interdit en France, merci le gouvernement soudoyé par les laboratoires qui vendent de la mort à prix d’or!!!

  2. Petite question, une fois qu’on a fait poussé les graines d’artemisia annua acheté chez biologiquement.com , on la consomme comment? En infusion avec des feuille fraîches? Ou bien faut il les consommer desséchées? Si c’est le cas il y a une technique pour le faire ou juste laisser sécher a l’air libre les feuilles? Est ce plus efficace frais si c’est comestible juste après l’avoir coupe? Merci a tous

    1. Bonjour,
      En phytothérapie si l’on veut extraire le maximum de principes actifs anti cancer de la plantes médicinale, il est préférable d’utiliser des feuilles séchées, les feuilles fraîches doivent infuser plus longuement et l’effet est diminué.
      Pour dessécher au mieux les plantes médicinales en phytothérapie comme l’artemisia annua (armoise), veillez impérativement à réduire au minimum le temps entre la cueillette et le séchage.
      Après avoir coupé toutes les parties aériennes de la plante ( tout ce qui sort de terre), lavez-les délicatement avec un linge humide.
      L’humidité n’est pas bonne
      Ne les laissez pas exposer à la poussière ou à l’humidité. Cela pourrait les faire moisir rapidement et abîmer les propriété thérapeutique.
      Les plantes récoltées en un champ terreux doivent être passées rapidement sous l’eau froide puis agitées délicatement, afin d’éliminer l’eau en excès.
      Le choix de l’endroit où vous allez faire sécher votre armoise revêt une grande importance. N’oubliez pas que le séchage est un mode de conservation naturel basé sur la déshydratation graduelle des aliments
      Il est donc nécessaire qu’il ait lieu en un lieu sec, suffisamment ventilé.
      L’idéal est de le faire à l’air libre, mais pas en plein soleil.
      Si vous ne disposez pas d’un espace extérieur ou d’un balcon, le séchage des plantes médicinales comme l’armoise annuelle peut se faire en un endroit clos.
      Disposez les branches, les feuilles et les fleurs sur un torchon de cuisine posé sur une surface plane, une grille ou du papier absorbant.
      Les herbes doivent être éloignées les unes des autres.
      Retournez-les régulièrement pour éviter la stagnation de l’humidité et la moisissure.
      Il est également possible de faire sécher les branches d’armoise récoltées en petits bouquets ; liez les tiges avec un élastique et suspendez-les la tête en bas.
      Une méthode, certes moins naturelle, consiste à dessécher les herbes aromatiques au four, à basse température, avec la porte ouverte.
      Disposez les herbes dans un plat en pyrex ou tout autre plat garni de papier sulfurisé.
      Placez-les au niveau le plus bas et attendez qu’elles deviennent ‘croustillantes’.
      Le temps de séchage
      Le temps de séchage des plantes en phytothérapie varie en fonction de la quantité et du type des herbes à dessécher, sans oublier l’environnement.
      En général, après quelques heures, les feuilles commencent à se friper et à ‘bruisser’.
      Elles ont alors tendance à s’effriter entre les doigts. A partir de ce moment-là, vous pouvez les conserver une année dans des pots en verre bien étiquetés, en un lieu sec et de préférence obscur.
      Au plaisir de vous servir
      L’équipe du laboratoire http://www.biologiquement.com

  3. Bonjour,
    J’aimerai vous commander des Gélules d’Artemisia annua artemisinine, étant domicilier en Suisse, j’aimerai savoir si mon colis pourra passer la frontière sans problème ou il serait plus judicieux de faire acheminer mon colis à une adresse en France?
    D’avance merci pour votre retour. Meilleures salutations.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre message, nous expédions quotidiennement des colis vers la Suisse et beaucoup contiennent des gélules ou de la tisane d’armoise annuelle bio, et cela ne pose pose aucun problème.
      L’armoise annuelle n’est pas interdite en Suisse, elle n’est juste pas autorisé à la vente en boutique.
      Vous pouvez faire votre achat depuis la Suisse sur la boutique en ligne Biologiquement sans problème.
      Cordialement
      L’équipe du laboratoire Biologiquement

    1. Bonjour,
      Merci pour votre message, effectivement nous envoyons des colis tous les jours vers le Québec et le Canada.
      Si vous utilisez le mode de paiement par carte Visa, faudra utiliser le service Paypal, vous n’avez pas besoin de compte chez eux pour payer avec une carte Visa.
      Depuis le Québec il faut utiliser PayPal car notre système bancaire ne fonctionne que depuis l’Europe.
      Bien à vous
      L’équipe du laboratoire de Biologiquement

  4. Bonjour,
    Je souhaite savoir si vos gélules et tisane d’artemisia annua sont composées uniquement des feuilles ou de la plante entière ?
    Merci pour votre réponse.
    Bien cordialement.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre message, la poudre contenue dans nos gélules d’armoise annuelle est composé ede toute la partie aérienne de la plante. Avec l’Artemisia annua ce n’est pas que les feuilles ou que les tiges qui nous intéresse pour leurs propriétés thérapeutiques contre le cancer ou le paludisme, mais toute la partie qui sort de terre.
      Au plaisir de vous servir
      Bien à vous
      L’équipe du laboratoire biologiquement.com

  5. Bonjour
    Je viens de faire une dernière analyse de sang, le docteur est très étonné, mon analyse est excellente, mon taux de gamma GT c’est amélioré mon taux de plaquettes a augmenté, le docteur ne comprends pas, mais moi je sais pourquoi je vais beaucoup mieux, c’est parce que je consomme depuis 2 mois des gélules armoise annuelle.
    En complément de l’armoise annuelle je prends aussi les amandes amères d’abricot et les feuilles de Graviola, je pense que je vais bientôt arrêter cette chimio qui me fatigue et me détruit le corps. Je n’en peux plus de ces effets secondaires, aphte dans la bouche, système immunitaire dans les chaussettes, je traîne ce cancer depuis trop d’années, depuis que je prends tes produits naturels tu vas mieux, merci.

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